🇬🇧Cebinsky explores the traces left behind by our consumer society. His work takes the form of plaster casts of objects that have become iconic—Game Boys, audio cassettes, Polaroids—items once highly coveted and mass-produced, yet now obsolete.
By stripping them of their original function and materiality, he transforms them into contemporary relics. The plaster acts as an imprint, preserving the memory of the object while simultaneously revealing its absence. What was once designed for use becomes a subject for contemplation.
His sculptures are not confined to exhibition spaces; Cebinsky also installs them on the street, affixing them to walls, building facades, and other public areas. Removed from the gallery setting, they reappear in the urban landscape as fragments of contemporary archaeology, emerging unexpectedly along a sidewalk or against a building. This subtle intervention invites passersby to rediscover forgotten objects in an unexpected context.
Through this approach, Cebinsky examines the accelerated cycle of our relationship with objects: creation, adoration, and oblivion. Each piece highlights the speed at which an innovation transforms into a symbol—and then into waste—only to be replaced by the next.
Poised between an archaeology of the present and a critique of obsolescence, his work invites us to view these fragments of popular culture in a new light. The objects he selects do more than evoke collective nostalgia; they reveal the mechanisms of a world where desire is constantly renewed and where the memory of things fades almost as quickly as it was formed.
By freezing these icons in a raw, timeless material, Cebinsky halts their disappearance. He transforms consumer products into objects of reflection, raising a fundamental question: what remains of an object when its utility has vanished, yet its symbolic power endures?
🇫🇷Cebinsky explore les traces laissées par notre société de consommation. Son travail prend la forme de moulages en plâtre d'objets devenus iconiques : Game Boy, cassettes audio, Polaroid… Des objets fabriqués à des millions d'exemplaires, autrefois désirés, aujourd'hui dépassés.
En les dépouillant de leur fonction et de leur matérialité d'origine, il les transforme en vestiges contemporains. Le plâtre agit comme une empreinte : il conserve la mémoire de l'objet tout en révélant son absence. Ce qui était conçu pour être utilisé devient matière à contemplation.
Ses sculptures ne sont pas seulement destinées aux espaces d'exposition. Cebinsky les installe également dans la rue, en les collant sur des murs, des façades ou d'autres espaces publics. Sorties du cadre de la galerie, elles réapparaissent dans le paysage urbain comme des fragments d'archéologie contemporaine, surgissant au détour d'un trottoir ou d'un bâtiment. Cette intervention discrète invite les passants à redécouvrir des objets oubliés dans un contexte inattendu.
À travers cette démarche, Cebinsky interroge le cycle accéléré de notre rapport aux objets : création, adoration, oubli. Chaque œuvre souligne la vitesse avec laquelle une innovation devient un symbole, puis un déchet, remplacée par la suivante.
À mi-chemin entre archéologie du présent et critique de l'obsolescence, son travail invite à regarder autrement ces fragments de culture populaire. Les objets qu'il choisit ne racontent pas seulement une nostalgie collective ; ils révèlent les mécanismes d'un monde où le désir est sans cesse renouvelé et où la mémoire des choses disparaît presque aussi vite qu'elle s'est construite.
En figeant ces icônes dans un matériau brut et intemporel, Cebinsky suspend leur disparition. Il transforme des produits de consommation en objets de réflexion, faisant émerger une question essentielle : que reste-t-il d'un objet lorsque son utilité s'efface, mais que son pouvoir symbolique demeure ?